> Historique des bijoux touaregs

 

Ces familles de Touareg nigériens vivent dans la région d’Agadez au nord du Niger depuis la nuit des temps du peuple touareg. Dans l’organisation sociale touareg les forgerons appartiennent à ce qui s’apparente à une caste, hommes maitres du feu, qui depuis toujours travaillent notamment les métaux: armes, objets usuels et surtout bijoux en argent, ce qui leur a toujours conféré une place à part dans cette société.

Ils en constituent la deuxième principale composante avec les nobles et jouent le rôle d’intermédiaires entre ces nobles et les autres groupes de la société touareg.

Leur savoir-faire ancestral perdure et se transmet dans la sphère familiale de génération en génération, par un apprentissage dès le plus jeune âge, par immersion dans la forge familiale. Jusqu’à aujourd’hui ce patrimoine artisanal a contribué à ce que ces forgerons puissent préserver leur identité spécifique, leur cohésion en tant que groupe social, et leurs liens avec leurs origines notamment par une endogamie marquée, phénomène plutôt rare dans un Niger métissé.

Dans cet univers particuliers, les familles Koumama et Attefock occupent une place singulière. Mohamed Koumama, disparu en 2005 à l'age de 80 ans, fut un maitre reconnu et incontesté dans cet art prestigieux et raffiné de la bijouterie en argent, ainsi que du travail du cuir. Il obtint plusieurs prix à l’occasion de concours organisés à l’époque coloniale à Zinder, alors capitale administrative du Niger. Certaines de ces pièces sont encore exposées au musée de Niamey. Son travail a fait l’objet de plusieurs études et ouvrages (malheureusement aucune traduite en français...). Sa notoriété a contribué à faire reconnaître de par le monde, la maîtrise et la créativité dont sont porteurs les forgerons-bijoutiers touaregs, souvent copiés y compris par certains des plus grands noms de la haute couture occidentale

Ces sont les enfants de Mohamed Koumama qui aujourd'hui ont repris le flambeau, perpétuant la tradition mais tout en la faisant évoluer, s'enrichir de ce que l'ouverture aux échanges planétaires a de meilleur: les rencontres, les confrontations, les métissages...

C'est donc un artisanat d'art pétri des savoir-faire ancestraux mais acclimaté aux goûts d’une clientèle devenue quasi planétaire, l'Europe et les Etats-Unis en tête, qui aujourd'hui sort des forges.

Mohamed Elhadji, Alhassan et d’autres ont particulièrement su développer des réseaux de diffusion de ces bijoux en Allemagne, aux Etats Unis et plus modestement en France. Ils participent régulièrement à des expositions permettant de faire connaître ce travail et de prendre la température des attentes de la clientèle occidentale; ils travaillent y compris sur commande pour des créations uniques et personnalisées.

Dans ce qui est devenu une entreprise qui dépasse le cadre stricto familial, une quarantaine d'artisans- forgerons, travaillent à la création de bijoux traditionnels ou contemporains, chaque fois une pièce unique et originale qui demande la maîtrise de toutes les techniques et étapes de la fabrication d’une pièce de bijouterie.

Présents à Agadez et à Niamey, les artisans travaillent sur commande, ou proposent leurs propres créations à Elhadji ou à Alhassan qui se chargent de la commercialisation. Cette organisation satisfait l'ensemble des protagonistes. Pour garantir la qualité des bijoux Elhadji et Alhassan travaillent avec les artisans choisis parmi les plus talentueux. Et pour les fidéliser ils les rétribuent à la hauteur de la qualité de leur travail.

De leur coté, les bijoutiers ont tout intérêt à donner le meilleur de leur savoir-faire afin de continuer à travailler pour des forges qui ont misé leur stratégie sur une exigence de qualité : pureté du métal, sélection des meilleures pierres, finesse des ciselures et des assemblages. Ils savent que leur travail sera reconnu par une rémunération juste, et valorisé par des modes de commercialisation qui se refusent de brader un travail de grande qualité.


ISSOUGHAN a choisi comme partenaires et fournisseurs ces forgerons touareg.



 

Les artisans-forgerons des familles

KOUMAMA et ATTEFOCK

AGADEZ-NIGER

 
 
 

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