LES BIJOUX TOUAREG
Ces parures simples ou somptueuses, qui rehaussent la beauté des femmes, expriment tout un univers de traditions, de représentations symboliques du monde touareg.
Nées dans le creuset du forgeron d'où s'écoule le métal incandescent, les techniques dont elles sont issues sont traditionnellement enseignées par les pères à leurs fils, lesquels devenant dépositaires de cette connaissance la transmettront à leur tour à leurs enfants.
Les bijoux, parures de fêtes ou de tous les jours, accompagnent les femmes et les hommes depuis la nuit des temps. Ils constituent un langage et remplissant de multiples fonctions : dot, grigri protecteur, monnaies ou encore témoins d’une position sociale, d’un rite de passage, cadeaux de mariage, de naissance, gages d'amour.
Amulettes, colliers, pendentifs, croix, bracelets, bagues, boucles d'oreilles, les bijoux touareg sont presque toujours en argent, sertis parfois de pierres semi-précieuses, ou incrustés de bois d'ébène, de cuivre. Ils racontent par leurs dessins géométriques finement gravés, le mode de vie séculaire de ces hommes libres, habitants les grands espaces désertiques du Sahara.
On peut y décrypter entre autres, les dunes stylisées, le chemin des caravanes, les sources, le puits et les troupeaux qui y sont abreuvés. Ils évoquent encore un village, les étoiles indicatrices des quatre points cardinaux, repères immuables dans le ciel du désert.
Chacun est une création dont l’originalité contribue à lui conférer une beauté unique. Au verso est apposée la signature de l’artisan qui l’a réalisé, dans l’alphabet tifinagh, écriture touareg à la fois consonantique et pictographique enseignée par les mères aux enfants, en dessinant les lettres dans le sable.
De par leur mode de fabrication artisanale, et les matériaux qui les constituent, ces bijoux ne se résument pas à de banals objets décoratifs, mais sont chargés d’une présence, voir de vertus thérapeutiques. Certaines pierres semi-précieuses utilisées, ont dans la tradition touareg des fonctions de protection contre les mauvais esprits (kel essouf = ceux du vide), ou des propriétés permettant de guérir certaines maladies.
A l’origine, la matière première utilisée était celle de pièces de monnaie autrichienne le Thalers, alliage de plusieurs métaux. Aujourd’hui et notamment du fait des problèmes d’allergies aux métaux comme le nickel très répandues (affectant 30% de la population mondiale), les forgerons utilisent l’argent pur à 925/1000.
Les bijoux touareg
Ces parures simples ou somptueuses, qui rehaussent la beauté des femmes, expriment tout un univers de traditions, de représentations symboliques du monde touareg.
Nées dans le creuset du forgeron d'où s'écoule le métal incandescent, les techniques dont elles sont issues sont traditionnellement enseignées par les pères à leurs fils, lesquels devenant dépositaires de cette connaissance la transmettront à leur tour à leurs enfants.
Les bijoux, parures de fêtes ou de tous les jours, accompagnent les femmes et les hommes depuis la nuit des temps. Ils constituent un langage et remplissant de multiples fonctions : dot, grigri protecteur, monnaies ou encore témoins d’une position sociale, d’un rite de passage, cadeaux de mariage, de naissance, gages d'amour.
Amulettes, colliers, pendentifs, croix, bracelets, bagues, boucles d'oreilles, les bijoux touareg sont presque toujours en argent, sertis parfois de pierres semi-précieuses, ou incrustés de bois d'ébène, de cuivre. Ils racontent par leurs dessins géométriques, finement gravés, le mode de vie séculaires de ces hommes libres, habitants les grands espaces désertiques du Sahara.
On peut y décrypter, entre autres, les dunes stylisées, le chemin des caravanes, les sources, le puits et les troupeaux qui y sont abreuvés évoquant un village, les étoiles indicatrices des quatre points cardinaux, repères immuables dans le ciel du désert.
Chacun est une création dont l’originalité contribue à lui conférer une beauté unique. Au verso est apposée la signature de l’artisan qui l’a réalisé, dans l’alphabet tifinagh, écriture touareg à la fois consonantique et pictographique enseignée par les mères aux enfants, en dessinant les lettres dans le sable.
De par leur mode de fabrication artisanale, et les matériaux qui les constituent, ces bijoux ne se résument pas à de banals objets décoratifs, mais sont chargés d’une présence, voir de vertus thérapeutiques. Certaines pierres semi-précieuses utilisées, ont dans la tradition touareg des fonctions de protection contre les mauvais esprits (kel essouf = ceux du vide), ou des propriétés permettant de guérir certaines maladies.
A l’origine, la matière première utilisée était celle de pièces de monnaie autrichienne le Thalers, alliage de plusieurs métaux. Aujourd’hui et notamment du fait des problèmes d’allergies aux métaux comme le nickel très répandues (affectant 30% de la population mondiale), les forgerons utilisent l’argent pur à 925/1000.