Croix touareg


TOUAREG D’AUJOURD’HUI…


Les Touareg sont aujourd’hui principalement répartis entre le Niger, le Mali et l’Algérie ; un petit groupe vit aussi en Libye et au Burkina Faso. On estime leur nombre entre 1 à 3 millions de personnes selon les sources. Ces éleveurs nomades, hommes libres, ont longtemps résisté à l’avancée des colonisateurs français dans le Sahara avant de s’incliner au début du XXe siècle.

C’est une société matrilinéaire et traditionnellement composée de cinq groupes principaux :

-  les nobles - Imajighans

-  les religieux - Inslimen,

-  les hommes libres - Imghads,

-  les artisans - Inadens

-  les anciens esclaves - Eklan.

Cependant, cette classification est aujourd’hui mise à l’épreuve des pratiques, et ce sont plutôt les parcours individuels qui jouent un rôle important pour définir la position sociale d’une personne, quelques soit son milieu d’origine.


La langue parlée est le tamasheq. Les Touareg s’expriment souvent aussi en haoussa, peulh, français, arabe dialectal, du fait des contextes plurilinguistiques dans lesquels ils évoluent.

Leur écriture, le tifinagh apparaît au IIe siècle et serait d’origine berbère. Il a comme usage principal la rédaction de lettres d’amour et la poésie.


En général, les Touareg pratiquent un islam ouvert, tolérant, qui se traduit plus comme une relation intime avec le Créateur, qu’un code d’organisation sociale.


Lors des accessions à l’indépendance, la plupart des nouveaux États de cette zone sahélienne se sont peu souciés des Touareg. Après quelques insurrections, tant au Niger qu’au Mali notamment dans les années 1990-1995, ils ont obtenu une relative autonomie politique. Depuis 2007 toujours au Niger et au Mali, des mouvements de revendications ont réapparus, sur des préoccupations de parachèvement des précédents accords de paix, et sur la question de l’exploitation des minerais dans ces régions.

 

Leur mode de vie nomade est difficile à maintenir compte tenu de la désertification continue de leurs territoires traditionnels, et des pertes conséquentes de troupeaux suite aux sécheresses catastrophiques notamment celles de 1973 et 1984. La tendance à la sédentarisation constitue une nouvelle donne dans l’avenir du peuple touareg : le voisinage avec d’autres cultures, source d’enrichissement peut aussi constituer un facteur de risque d’acculturation.


Les Touareg, ne différencient pas l’art de l’artisanat.Les compositions qui constituent la base des formes et graphismes utilisés, que ce soit sur les ouvrages de cuir, d’argent ou de bois, représentent des motifs géométriques alliant rigueur et harmonie formelle.

La diversité des styles confère un caractère plus artistique que religieux ou historique à ces objets utilitaires ou de parure, et c’est avant tout des critères esthétiques qui guident leur fabrication.



 

 
 
 

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